Équilibre sur les Dogmes : quand l’art militant interroge les Droits de l’Homme

Équilibre sur les Dogmes : pourquoi j’ai créé une sculpture pour faire tenir nos libertés

Je suis convaincu d’une chose : les Droits de l’Homme ne sont jamais définitivement acquis. Ils tiennent parce que nous les portons, parce que nous les défendons, parce que nous acceptons d’y mettre notre poids. C’est de cette idée qu’est né Équilibre sur les Dogmes.

En tant qu’artiste designer basé en Savoie, je travaille depuis longtemps sur la relation entre matière, mouvement et mémoire collective. J’observe les structures — sociales, politiques, idéologiques — sur lesquelles nos sociétés se sont construites. Beaucoup reposent sur des dogmes. Certains rassurent. D’autres enferment. Tous peuvent vaciller.

Avec Équilibre sur les Dogmes, j’ai voulu poser une question simple, presque physique : et si nos libertés tenaient à un équilibre fragile que nous devons assumer collectivement ?

Une sculpture à activer, pas à contempler

Cette œuvre prend la forme d’un tabouret sculptural. Elle est volontairement instable. Elle ne tient en équilibre que si l’on s’y assoit. Ce geste est fondamental. Tant que personne ne s’engage, l’œuvre ne trouve pas son point d’équilibre. Dès que le corps intervient, tout se stabilise. Pour moi, cette interaction est une métaphore directe de nos sociétés : sans implication citoyenne, les Droits de l’Homme peuvent s’effacer.

Chaque sculpture est construite autour de trois éléments essentiels :

  • Une roue en inox poli, symbole du mouvement, de la liberté, du progrès, mais aussi de la torsion et de l’instabilité des dogmes.

  • Une selle en cuir, matière organique et chaleureuse, qui introduit le corps, l’audace et la responsabilité individuelle.

  • Une semelle métallique gravée, légèrement courbe, portant un article des Droits de l’Homme. Cette gravure est invisible au premier regard, mais indispensable à l’équilibre global.

S’asseoir sur l’œuvre, c’est littéralement imprimer symboliquement les Droits de l’Homme sur le sol qui nous porte.

Une œuvre militante ancrée dans le réel

Équilibre sur les Dogmes n’est pas une œuvre décorative. C’est un art militant, au sens noble : un art qui engage le corps, l’esprit et la responsabilité.
Il interroge trois notions fondamentales :

  • La stabilité : peut-on vraiment attendre des dogmes qu’ils nous protègent quand l’Histoire montre qu’ils ont souvent servi à exclure ?

  • Le mouvement : comment préserver nos libertés dans un monde qui se nourrit de l’instabilité idéologique ?

  • La responsabilité : devons-nous subir des visions restreintes ou oser “nous asseoir dessus” pour revenir au respect de chaque individu ?

Une série limitée pour chaque article des Droits de l’Homme

Après 5 modèles uniques, j’entame une nouvelle démarche avec chaque article des Droits de l’Homme qui donnera lieu à une série limitée de 20 sculptures maximum.
Toutes les pièces sont fabriquées avec exigence localement numérotées, signées et pensées comme des œuvres de collection engagées.

Soutenir Équilibre sur les Dogmes, c’est participer à la naissance d’un projet artistique structuré, mais aussi à une démarche citoyenne. Une partie des fonds collectés est reversée à la Ligue des Droits de l’Homme, afin de prolonger l’engagement au-delà de l’objet.

Pourquoi j’ai choisi le crowdfunding

Le financement participatif n’est pas un simple outil économique. Il est cohérent avec le sens même de l’œuvre. Sans participation, rien ne se produit. Sans engagement collectif, le projet n’existe pas.

Contribuer à cette campagne, ce n’est pas seulement acquérir une sculpture. C’est soutenir un artiste dans une démarche forte et cohérente, participer à la diffusion des Droits de l’Homme par l’art et donner du sens à un acte de collectionneur.

Faire tenir ce qui nous tient debout

Avec Équilibre sur les Dogmes, je ne cherche pas à imposer une réponse. Je propose une expérience. Un moment de déséquilibre. Une prise de conscience.

Si cette œuvre vous interroge, vous dérange ou vous touche, alors elle remplit déjà son rôle. Parce que nos libertés ne tiennent pas seules. Elles tiennent parce que nous acceptons de les porter.